Le 10 novembre, 2016
Ce matin, l'électricité n'est toujours pas revenu dans le village et il pleut très fort. Ce sera une journée parfaite pour faire de la route. On déjeune au seul resto potable de la ville, où les serveuses sont toujours aussi "zombies". De retour à l'hôtel, le proprio nous escorte jusqu'à l'agence d'où part le bus. On monte dans le bus, le chauffeur nous dit qu'on devra transférer dans un bus plus petit à Cobán, c'est pas ce qui était prévu mais on s'en fout un peu. Faut jamais prendre pour acquis ce qu'on se fait dire ici, on te donnera toujours la réponse que tu veux entendre.
On se rend ramasser d'autres voyageurs plus bas dans le village et après 45 minutes de "ziggonage" on est de retour devant notre hôtel en attente de je ne sais quoi. Tout d'un coup il arrive une quinzaine de jeunes, et il semble que toute cette belle jeunesse veut se rendre à Flores (bizarre c'est comme s'ils venaient juste de se décider ce matin). Finalement, on réussira à remplir 2 minibus, on n'aura donc plus besoin de changer pour un autre bus à Cobán. Avec la pluie diluvienne qui tombe, la piste qui nous amène à la route principale est une rivière de boue. Notre vieux bus, réussit malgré tout à rouler dans ces routes incroyables. Faut dire ici, que les shuttles des agences sont rarement des véhicules confortables, la plupart ont connu des jours meilleurs mais ça roule encore.
Le paysage est toujours aussi beau, on est dans les nuages, la pluie continue de tomber. On arrive à Cobán, 15 minutes d'arrêt, on grimpe tout les sacs à dos sur le "top" du bus, heureusement qu'ils mettent une bâche.....
On reprend la route, ça jase au max dans le bus, il y a de l'action. C'est impossible de rouler rapidement sur ces routes. En plus des nombreux camions qu'il faut dépasser, il y aussi un nombre impressionnant de dos d'âne. Ça oblige le chauffeur à freiner brusquement, puis franchir lentement la bosse. En plus, ici les dépassement se font n'importe où, les lignes blanches ça empêche pas les dépassements, allez on fonce ! Faut pas trop regarder en avant, ça rend nerveux.
Après notre dîner, on reprend la route pour se rendre à la rivière qu'il faut franchir sur un bac poussé par 2 moteurs hors-bord, ça relève du folklore, on est loin du modernisme. Il ne rentre pas plus de 12 véhicules par passage et on perdra plus d'une heure à cet endroit car il n'y a qu'un seul bac qui fait l'aller-retour.
Il est maintenant rendu 17 heures et le soleil se couche. On est rendu dans la plaine, fini les montagnes. On arrive finalement vers 18 heures à Flores (10 heures plus tard), pardon à Santa Helena, car afin que les rabatteurs d'hôtel gagnent leur vie, le bus ne traverse pas à Flores (le chauffeur est fatigué qu'on nous dit...ah ah ...ça aurait pris 2 minutes pour traverser le pont...), c'est ça aussi le Guatemala.
On nous oblige à monter à bord de véhicules pour nous traverser du côté de l'Île de Flores et visiter des hôtels où le rabatteur aura sa cote. Bienvenue à Flores, c'était écrit dans notre guide que ça se passait de même.
Vu qu'on est crevé, ça nous tente pas de s'obstiner (en plus ça donne rien), on monte en voiture et c'est parti. On prendra le premier hôtel, on négocie pour 25$ la nuit, c'est pas le luxe mais on a une pas pire vue sur le lac. Paule ne se sent pas très bien, et en consultant l'internet, on comprend qu'elle fait une réaction très violente dû aux piqûres de fourmis d'hier. Tout son corps est recouvert de boutons et elle a mal aux articulation. C'est un peu inquiétant, mais ça devra attendre à demain car la seule pharmacie de l'île est fermée. Ouf, une autre journée intense.

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