mardi 15 novembre 2016

Flores à Livingston

Le 14 novembre 2016

Cette nuit d'autres baigneurs sont venus déranger notre sommeil, décidément on avait le spot pour les bains de minuit à Flores. On quitte notre chambre vers 6 heures avec un tuktuk et en peu de temps on est rendu au terminus de bus. Aujourd'hui, on se rend dans un premier temps à Rio Dulce (4 heures), puis de là on va prendre une lancha et remonter la rivière pendant 2 heures pour finalement arriver à Livingston. Il n'y a pas de route pour se rendre dans cette ville, où, on retrouve beaucoup de descendants d'esclaves africains, les Garifunas.

Il y déjà de l'action au terminus, et on se fait dire qu'on partira plus ou moins à 7 heures pour un départ prévu à 6h 30. Ah, le Guate ! Comme on est en 2ième classe, le bus a connu des jours meilleurs, plusieurs vitres sont cassées ou ne s'ouvrent plus. Comme on est en avance, on se choisit des bons sièges.

On se prend un café à l'eau de vaisselle, à 4$ pour 2 cafés, c'est une vrai honte surtout dans un pays qui se vante de produire un des meilleurs cafés au monde. Pour la route, on s'est fait faire 2 sandwichs au genre de poulet pressé et au fromage jaune, abondamment arrosé de mayo et de ketchup, on va se régaler. On part vers 7h 15, le bus est presque plein.

L'avantage de la 2ième classe, c'est de pouvoir contrôler la température intérieur du bus, si c'est trop chaud, on ouvre les fenêtres, sinon on les ferme. Dans un bus de 1ier classe, comme les fenêtres ne s'ouvrent pas c'est le chauffeur qui contrôle la climatisation, et soit on gèle ou soit on crève de chaleur. Le bus s'arrête régulièrement pour prendre des gens et on se retrouve bientôt avec plein de personnes dans l'allée centrale, ça rentre dans notre bulle, n'est ce pas Paule ;)







On arrive à Rio Dulce pas loin de midi, on se charge de nos sacs à dos et on part à la recherche du port d'embarquement des lanchas. La chaleur est suffocante, et c'est pas long qu'un gentil rabatteur se propose de nous conduire aux lanchas, comme d'habitude on fait la conversation, on est du Canada, on s'appelle Pedro et Paula, gracias !

On sait que la prochaine lancha n'est pas avant 2 heures, on a donc le temps de dîner, encore de la viande à la plancha, du riz et des tortillas, à la longue ça devient lassant. Et on peut pas dire que les grosses tortillas faites à la main, soient des plus délicieuses, ça goûte pas grand chose. On vient à peine de commander qu'une forte averse se met à tomber.

On arrive à l'agence pour prendre nos tickets de lanchas (25$ / personnes) et surprise on voit sur une feuille nos 2 noms, Pedro et Pola, Canada, on comprend finalement que le mec qu'on a rencontré en ville plus tôt, a dû venir ici pour refiler nos noms et obtenir son pourboire. Sont vraiment incroyables ces rabatteurs !

On relaxe à l'embarcadère, on voit arriver et partir plein de groupes. Notre lancha partira finalement vers 3h. À l'avant du bateau, c'est une montagne de bagages, et on est entassé à 5 par rangées, on est plus de 30 dans la lancha, un mélange de locaux et d'étrangers. On compte 2 gilets de sauvetage, faudrait pas couler. On comprend pourquoi ils veulent pas que la route se rende à Livingston, c'est vraiment payant comme business.

On vient à peine de partir qu'on se rend de l'autre côté du port mettre de l'essence, pouvait pas faire cela avant de venir nous chercher..... ici c'est pas les rois de la débrouillardise. En partant, on monte une petite rivière pour aller ramasser une fille dans un lodge isolé. C'est magnifique.









On finit par partir, et en peu de temps on traverse un gros nuage et c'est le déluge, panique à bord, faut protéger les bagages, on sort des baches bleus, on essait tous de se protéger, la lancha roule à fond, toute une petite expérience. Ça se calme enfin, et on remonte le Rio Dulce, en débarquant les étrangers dans des lodges isolés, et les Guates dans des petites cabanes délabrées. On arrive à Livingston vers 5 heures et c'est le temps de se trouver un hôtel. On en visite 3 (accompagné d'un grand noir du coin), et on choisit un tout mignon, tenu par un maudit américain, il avoue même avoir honte de dire qu'il est américain, on le comprend. Ce sera jusqu'à maintenant notre hôtel le plus cher, pas loin de 40$ sans salle de bain mais aussi le plus luxueux. On le mérite bien.

On s'installe et on part manger, on n'a pas très faim, empenadas et salade au menu. On revient à notre chambre, une bonne douche, un peu de lecture, on est encore une fois crevé.


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