Cette nuit, on a pu entendre de la musique dans le quartier (rien de dérangeant par contre), c'était dû aux nombreuses fêtes de graduation qui se déroulent présentement un peu partout dans la ville. Ici, les graduations c'est du sérieux, les familles organisent un vrai banquet.
Après notre énième déjeuner "tipico", on décide pour notre dernière journée, de se rendre à pied dans la "zona 10", mieux connu sous le nom de la "zona viva". Il y 2 musées important à y visiter et on veut aussi aller voir l'église Yurrita, qui a une architecture très particulière. L'église est située en zone 4, qu'on l'on doit de toute façon traverser pour se rendre en zone 10.
On repasse par le "parque central", où des kiosques vendant les tissus traditionnels sont en train de s'installer. On s'informe encore une fois des prix, pour une bande de tissus pour faire une jupe, autour de 1500 quetzals, un peu moins de 300$ en canadien, on est toujours surpris par le prix demandé.
Ce matin, on voit aussi un nombre incroyable de policiers anti-émeutes, ils doivent s'attendre à des manifestations, qui selon Lucien, sont assez fréquentes en ville.
En marchant vers la zone 4, on voit beaucoup d'édifices gouvernementaux, qui contrairement à ceux en zone 1 (plus classique), ont un style architectural "année 70", ça fait très béton. Dans la zone 4, on voit aussi beaucoup de cyclistes et il y a même des pistes cyclables. On arrive à l'église Yurrita, qui est vraiment très particulière, beaucoup de fioritures et de béton, très jolie en dedans aussi, mais l'emplacement laisse à désirer, il y plein de fils électriques tout autour. Un peu plus loin, on voit une grande tour installée à la jonction de 2 grandes rues, on dirait la fusée de Tintin dans Objectif Lune (ou à une version miniature de la tour Eiffel).
On arrive finalement en zone 10 (une bonne marche), pour se rendre compte que les 2 musées sont fermés le dimanche et qu'en plus le dimanche, la "zona Viva", ça ressemble plus à la "zona muerte". Il n'y a rien à foutre ici, on décide donc de revenir dans la zone 1, le quartier historique.
Au retour, on voit effectivement une manifestation, les policiers sont aux aguets, mais ça semble se dérouler pacifiquement. De toute façon, on prend pas de chance et on s'éloigne. Comme il nous reste des quetzals à dépenser, on se rend au marché situé derrière la cathédrale. Les boutiques commencent déjà à fermer. Paule veut absolument trouver un aimant "chicken bus" ( vu à Antigua), et après avoir demandé à une quinzaine de boutiques, on tombe enfin sur la perle rare. Ouf ! On s'achète ensuite un sac et de beaux napperons tressés, on arrive à obtenir de bon prix, on est rendu pas si pire pour négocier.
On fait ensuite une rapide visite de la cathédrale, très grande et belle. Dans un coin, une statue du Christ noir, très vénéré ici. Il est rendu 3 heures et on doit se rendre au théâtre Lux, assister à notre comédie musicale "Don Bosco el musical".
La salle est pleine, c'est la dernière représentation à Guatemala. Comme les billets coûtent à peine 10$ par personne, on n'a pas de grandes attentes. Et bien, après le premier acte, on est agréablement surpris. Même si on ne comprend pas tous les dialogues, on arrive à suivre l'histoire (Don Bosco, veut établir un ordre religieux voué au bien-être des enfants pauvres (les salésiens) mais il se bute à la réticence des dirigeants religieux). Les jeunes danseurs s'exécutent sur scène, pendant que les chanteurs sont au parterre devant la scène. Seul l'interprète de Don Bosco, chante, acte et danse, il semble très populaire. On a bien apprécié l'expérience.
On revient à l'hôtel, avec bières et vins, ce soir Lucien prépare une fondue au fromage pour tous. Il y a 2 autres jeunes Québécois qui se joignent à nous, Luc et Julie, de Trois-Rivières ainsi qu'un belge, Jean-Baptiste qui lui habite au Lac Atitlan (un apiculteur). Le courant passe bien entre nous tous, et la fondue est excellente (faut dire que Lucien vient de suisse). C'est une merveilleuse façon de terminer notre voyage. Wow quelle belle journée.
