lundi 21 novembre 2016

Ciudad Guatemala - jour 2

Le 20 novembre, 2016

Cette nuit, on a pu entendre de la musique dans le quartier (rien de dérangeant par contre), c'était dû aux nombreuses fêtes de graduation qui se déroulent présentement un peu partout dans la ville. Ici, les graduations c'est du sérieux, les familles organisent un vrai banquet.

Après notre énième déjeuner "tipico", on décide pour notre dernière journée, de se rendre à pied dans la "zona 10", mieux connu sous le nom de la "zona viva". Il y 2 musées important à y visiter et on veut aussi aller voir l'église Yurrita, qui a une architecture très particulière. L'église est située en zone 4, qu'on l'on doit de toute façon traverser pour se rendre en zone 10.

On repasse par le "parque central", où des kiosques vendant les tissus traditionnels sont en train de s'installer. On s'informe encore une fois des prix, pour une bande de tissus pour faire une jupe, autour de 1500 quetzals, un peu moins de 300$ en canadien, on est toujours surpris par le prix demandé.

Ce matin, on voit aussi un nombre incroyable de policiers anti-émeutes, ils doivent s'attendre à des manifestations, qui selon Lucien, sont assez fréquentes en ville.






En marchant vers la zone 4, on voit beaucoup d'édifices gouvernementaux, qui contrairement à ceux en zone 1 (plus classique), ont un style architectural "année 70", ça fait très béton. Dans la zone 4, on voit aussi beaucoup de cyclistes et il y a même des pistes cyclables. On arrive à l'église Yurrita, qui est vraiment très particulière, beaucoup de fioritures et de béton, très jolie en dedans aussi, mais l'emplacement laisse à désirer, il y plein de fils électriques tout autour. Un peu plus loin, on voit une grande tour installée à la jonction de 2 grandes rues, on dirait la fusée de Tintin dans Objectif Lune (ou à une version miniature de la tour Eiffel).






On arrive finalement en zone 10 (une bonne marche), pour se rendre compte que les 2 musées sont fermés le dimanche et qu'en plus le dimanche, la "zona Viva", ça ressemble plus à la "zona muerte". Il n'y a rien à foutre ici, on décide donc de revenir dans la zone 1, le quartier historique.

Au retour, on voit effectivement une manifestation, les policiers sont aux aguets, mais ça semble se dérouler pacifiquement. De toute façon, on prend pas de chance et on s'éloigne. Comme il nous reste des quetzals à dépenser, on se rend au marché situé derrière la cathédrale. Les boutiques commencent déjà à fermer. Paule veut absolument trouver un aimant "chicken bus" ( vu à Antigua), et après avoir demandé à une quinzaine de boutiques, on tombe enfin sur la perle rare. Ouf ! On s'achète ensuite un sac et de beaux napperons tressés, on arrive à obtenir de bon prix, on est rendu pas si pire pour négocier.

On fait ensuite une rapide visite de la cathédrale, très grande et belle. Dans un coin, une statue du Christ noir, très vénéré ici. Il est rendu 3 heures et on doit se rendre au théâtre Lux, assister à notre comédie musicale "Don Bosco el musical".






La salle est pleine, c'est la dernière représentation à Guatemala. Comme les billets coûtent à peine 10$ par personne, on n'a pas de grandes attentes. Et bien, après le premier acte, on est agréablement surpris. Même si on ne comprend pas tous les dialogues, on arrive à suivre l'histoire (Don Bosco, veut établir un ordre religieux voué au bien-être des enfants pauvres (les salésiens) mais il se bute à la réticence des dirigeants religieux). Les jeunes danseurs s'exécutent sur scène, pendant que les chanteurs sont au parterre devant la scène. Seul l'interprète de Don Bosco, chante, acte et danse, il semble très populaire. On a bien apprécié l'expérience.



On revient à l'hôtel, avec bières et vins, ce soir Lucien prépare une fondue au fromage pour tous. Il y a 2 autres jeunes Québécois qui se joignent à nous, Luc et Julie, de Trois-Rivières ainsi qu'un belge, Jean-Baptiste qui lui habite au Lac Atitlan (un apiculteur). Le courant passe bien entre nous tous, et la fondue est excellente (faut dire que Lucien vient de suisse). C'est une merveilleuse façon de terminer notre voyage. Wow quelle belle journée.

dimanche 20 novembre 2016

Ciudad Guatemala - jour 1

Samedi 19 novembre 2016

Très bonne nuit, pas besoin de bouchons, c'est super tranquille dans le quartier. Comme on a le déjeuner inclus on descend vers les 8h30 pour  notre ration de "fèves,  oeufs et bananes plantains frites", étonnamment on est pas encore  "tanné". Lucien, le gérant nous propose de l'accompagner au mercado, on se donne rendez-vous à 11h devant la cathédrale.

Avant,  on va visiter le musée de la " mapa en relieve", c'est une immense carte faite en relief de tout le Guatemala,  avec ses volcans, ses lacs et tout les noms sont indiqués avec des écriteaux. Pour s'y rendre,  on marche la 6ième avenue jusqu'au bout, on voit une gang de finissants de l'université qui fêtent en buvant et en chantant, accompagné d'un groupe de " mariachis", ils sont drôles à voir.
La fameuse Mapa est assez impressionnante, on reconnaît tous les endroits où on est allé,  tout est à l'extérieur sur environ 200 mètres carré, c'est cool à voir.








Le temps file, alors on se rend rejoindre Lucien, on remarque que quelques personnes patinent déjà sur la glace. C'est incroyable de voir ça, une patinoire réfrigérée pendant un mois dans une ville où il fait plus de 20 degrés le jour.  On retrouve Lucien et il nous emmène dans le mercado, qui se trouve à être souterrain,  il y a 3 étages.

On va faire une course avec Lucien et ensuite il nous amène à son endroit préféré dans la partie des comedors, où naturellement on vend aussi de la bière.  Il nous paye une bière et on placote avec lui, c'est tout un phénomène notre Suisse Lucien, pas mal "bougonneux" mais sympathique.  Après son départ,  nous on mange à cet endroit, un genre de taco avec une gigantesque salade de chou rouge et de la viande, très bon.







Comme le soleil fait son apparition,  on en profite pour aller dehors et faire des photos. Ici il y a beaucoup de beaux édifices avec différents styles, certains plus "art déco", d'autres plus colonials, de belles églises,  de beaux édifices gouvernementaux,  on adore.







Dès que le soleil se cache, il vente beaucoup et c'est moins chaud, on s'achète chacun un coton ouaté par la modique somme de 5$ chaque. De retour au centre culturel d'Espagne,  on avait vu hier qu'il y avait une pièce musicale qui jouait,  alors pour notre dernière soirée demain (en fait c'est à 4h de l'après midi), on achète des billets pour "Don Bosco", on verra bien. De plus, quelqu'un vient annoncer que dans 10 minutes il y aura une petite représentation de danse dans la salle en haut, naturellement on y va. Wow c'était impressionnant,  il y avait un jeune qui faisait la musique seulement avec des sons de sa bouche, du beat box, et 2 jeunes danseurs s'exprimaient en danse moderne devant nous, c'était super.







En route pour le retour à l'hôtel, on aperçoit une manifestation contre le gouvernement devant le palais gouvernemental. Comme on s'approche on se rend compte qu'ils sont à peine une dizaine et les autres Guatemaltèques n'osent pas s'approcher, ce n'est pas un peuple très participatifs (ils ont sûrement leurs raisons).

On s'achète une bière et une pour Lucien et on trinque ensemble avant d'aller souper. D'ailleurs demain Lucien veut qu'on soupe avec lui ici, il va nous faire une fondue, et on apporte le vin, c'est un bon deal.
Nous on retourne dans le coin de l'épicerie,  car on a vu cet après-midi qu'ils servent des sandwichs avec chorizo et patates sur le charbon. En plus on peut s'acheter de la bière et manger et boire dehors sur les bancs, plein de monde font ça ici. Donc on voit le gar qui fait les sandwichs, il semble pas à jeun du tout, il nous dit qu'il va faire notre bouffe, mais on se rend compte qu'il avait fermé boutique. Mais lui, il ressort tout son kit, avec des vieilles briquettes pas encore éteintes et remet le tout sur le bbq.




Pas de chance, il accroche sa table et la moitié tombe à terre, pas de problème,  il ramasse et remet tout dans notre sandwich. Les autres Guatemaltèques à côté rigolent comme des bons, et nous aussi on embarque dans le jeu,  Pierre est mort de rire, les jeunes nous parlent comme si on comprenait parfaitement l'espagnol, tout le monde est pas mal chaud finalement.  On mange tout, c'est bon mais c'est pas très chaud,  on jase avec les jeunes et on a beaucoup de plaisir, même si on comprend pas la moitié de ce qu'ils disent. On revient à l'hôtel et on se dit qu'on adore cette ville que tous les touristes fuient. ...

vendredi 18 novembre 2016

Livingston à Guatemala Ciudad

Le 18 novembre 2016

Ce matin, on quitte Livingston pour se rendre à la ville de Guatemala. Le temps est encore très nuageux mais au moins il ne pleut pas. On doit dans un premier temps se rendre en lancha jusqu'à Puerto Barrios puis de là, prendre un bus jusqu'à Guatemala. On prend la lancha de 6h30, celle-ci est pleine, des étrangers et des locaux. On arrive à Puerto Barrios, en 30 minutes, on saute ensuite dans un taxi collectif pour se rendre au terminus de bus. On est en mesure de prendre le prochain bus, départ à 7h30. Le billet coûte 125q par personne, mais à ce prix on a droit à un bus de luxe à 2 étages.





Le trajet se passe relativement bien, les travaux sur la route nous ralentissent moins que prévu. On arrive au terminus de la cie Litegua, situé au nord de la ville vers 13h30. On doit alors quitter le gros bus et transférer tout le monde dans 2 minibus. Tout le monde se demande ce qui se passe, il y a un premier bus avec tous les bagages qui part, puis nous on prend l'autre shuttle. On arrivera tous ensemble au terminus de la zone 1, mais ça aurait été bien qu'on sache à l'avance ce qui allait se passer.

On se marchande un taxi pas loin du terminus et c'est parti en direction de l'hostel. On est chanceux car il n'y a pas beaucoup de circulation pour circuler dans la ville, pour sortir de la ville ça semble une autre histoire.

Le chauffeur de taxi ne connait pas notre hôtel et il tourne en rond pour le trouver. On remonte même une rue à sens unique, toute une manoeuvre. On arrive enfin à trouver l'hôtel, c'était pas évident car il n'y a pas d'affiche sur la porte qui indique qu'il y a bien un hôtel à cet endroit. Le chauffeur n'est pas content et il demande un pourboire. Notre hostel est dans la zone 2, tout juste à côté de la zone 1, qui est la zone la plus touristique et celle fréquentée par les backpackers. Il parait que le soir, on ne doit pas circuler à pied dans la ville, mis à part la zone 10 (appelé la Zona Viva) où on trouve les gros hôtels et les restos chers et les 2 grands musées de la ville.

On est accueilli par Lucien, un suisse marié à une guatemalteque, tout un personnage coloré que ce Lucien, on dirait un ancien freak qui a trop abusé de substances illicites.

La chambre est très bien : grande, propre, lit confortable, avec la salle de bain et le déjeuner inclus et on peut même utiliser la cuisine, à 30 $us c'est un bon deal. On demande à Lucien si le coin est dangereux le soir, il nous regarde en disant, si vous portez pas de Rolex ça devrait aller. Plus sérieusement, il nous fait comprendre que c'est pas si dangereux mais qu'on doit quand même être vigilant, comme dans toute les grandes villes du monde.

On s'installe rapidement et nous voilà parti explorer. On se rend jusqu'à la Place centrale en descendant la 6ième avenue, c'est l'avenue qui traverse la zone 1 du nord au sud, et elle est piétonne sur une longue distance. Il y a plusieurs beaux édifices, certains un peu art-deco, d'autres plus classiques, au soleil couchant c'est très beau. On voit aussi beaucoup de soldats, policiers et autres gardiens, difficile de ne pas se sentir en sécurité.









Sur le parque central, impossible de se rendre au centre car on est en train d'installer un immense village de Noël, Lucien nous expliquera plus tard qu'il y aura même un grande patinoire, assez incroyable avec la chaleur qu'il fait ici le jour. La ville est situé à 1500 mètres, le jour il fait bon mais lorsque le soleil se couche, ça prend un chandail.

On descend l'avenue piétonne jusqu'au bout, c'est bordé d'un nombre incroyable de magasins de souliers, de boutiques de linge, de restos, et de centres d'achats où on peut même se faire prendre en photo sur les genoux du père Noël, on est de retour dans le capitalisme.






En remontant l'avenue pour revenir dans notre quartier pour le souper (on a spotté un resto de pâtes fraîches qui nous inspire) on s'arrête voir une exposition de photos dans un centre culturel espagnol. On arrive en plein vernissage d'une autre exposition qui présente des reproductions d'oeuvres de grands maîtres (Picasso, Goya...) réalisées par de jeunes étudiants en art. C'est plein à craquer, surtout des parents, tout le monde est assez chic, mettons qu'on est assez remarquable, surtout par notre habillement. On nous regarde surtout les pieds, ils ne semblent pas voir souvent des gens en sandales. On jase un peu avec une gentille madame, les étrangers sont rares dans le coin et on sent qu'ils sont contents ou curieux de nous voir.







Notre souper au resto Pomo D'oro sera mémorable, les meilleures pâtes du Guatemala et à petit prix. On peut dire que notre première impression de cette ville est très bien, quoique qu'en dise les guides de voyage qui déconseille presque d'y venir.